L'éditorial du mois

Une année lumineuse par David Gabillet, rédacteur en chef

Cette nouvelle année s’ouvre très tôt sur la fête de l’Épiphanie. L’éclat de l’étoile a guidé les mages jusqu’au Sauveur nouveau-né, et nous prions pour « que la lumière de cette naissance grandisse toujours dans nos cœurs » (vendredi après l’Épiphanie, collecte). La lumière divine resterait aveuglante si elle ne brillait pour nous faire changer de regard, ainsi que saint Paul en fit l’expérience dans sa rencontre avec le Messie glorifié. En vérité, l’éclatante gloire de Dieu s’est révélée à Paul après que le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur (Ph 2, 7) jusqu’au sacrifice de la croix. Fondée sur l’expérience de Pâques, le mouvement de la conversion nous apprend peu à peu que la lumière divine ne luit pas pour nous éblouir – Dieu n’impose pas sa présence – mais pour éclairer toutes choses nouvelles grâce à la résurrection du Christ.

Lors de notre baptême, nous avons tous reçu cette lumière divine en nous pour vivre en union avec le Christ et pour porter aux autres sa présence. Le baptême de Jésus, qui clôt le temps de Noël, préfigure « par d’admirables mystères » (Baptême du Seigneur, préface) le nôtre et nous fait rejoindre « celui que les mages, conduits par l’étoile, ont cherché et trouvé avec grande joie » (Épiphanie, bénédiction). Puisse cette nouvelle année être éclairée par la présence du Christ, source de toute lumière : Le Christ a brillé sur le monde. Venez, adorons-le.