L'éditorial du mois

Dieu, notre espérance par David Gabillet, rédacteur en chef

Cette rentrée tournée vers l’avenir se ressource dans la parole de saint Paul : L’espérance de ce qui nous est réservé au ciel éclaire tous ces jours qui commencent, limpides, appelant d’autres jours (cf. hymne du 16 au matin).

Les fêtes qui jalonnent septembre nous invitent à accueillir cette espérance. D’abord en tournant nos cœurs vers la Vierge Marie qui « fit lever sur le monde l’espérance et l’aurore du salut » (messe de la Nativité de la Vierge). Avec elle, nous sommes invités à nous tenir au pied de la Croix glorieuse car la « résurrection fortifie notre espérance » (hymne du 11 au soir), en communion avec ceux qui sont « endormis dans l’espérance de la résurrection » (prière eucharistique I).

L’expérience de saint Matthieu nous invite aussi à vivre de l’espérance de la miséricorde de Dieu, accomplie en Jésus non pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. Vivre dans l’espérance du salut, c’est déjà vivre l’expérience du salut. De fait, l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné (Rm 5, 5). L’amour de Dieu, puissance de résurrection, vient rafraîchir nos vies. Chaque geste d’amour porté par notre espérance manifeste que l’existence n’est pas absurde, et rend présent l’avenir qui nous est promis. Que le Dieu de l’espérance nous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi pour en témoigner par notre vie.