L'éditorial du mois

Un temps d’espérance par David Gabillet, rédacteur en chef

Le voici maintenant le jour du salut (2 Co 6, 2). La Pâque de Jésus nous a ouvert le passage de la mort à la vie, de la terre au ciel, du deuil à la joie, de la captivité à la liberté, des ténèbres à la lumière. Dans l’Esprit, nous sommes nés d’en haut, et le temps pascal que nous célébrons « manifeste le symbole de l’éternité déjà acquise », comme le souligne le premier article de ce numéro. La passion du Christ « nous affranchit de la mort, et dans le mystère de sa résurrection chacun de nous est déjà ressuscité » (2e préface de Pâques).

Par notre baptême, nos vies transfigurées sont accueillies en celle du Christ. En recevant le pain vivant, qui est descendu du ciel (Jn 6, 51), nous sommes toujours plus étroitement unis à son corps ressuscité. Avec l’assurance de notre foi qui est victoire remportée sur le monde (1 Jn 5, 4), nous pouvons nous dépouiller des oripeaux de l’angoisse pour plonger dans l’espérance d’une vie nouvelle, nous relever de nos blessures, et recevoir de Dieu notre tenue de service pour le laisser agir par nos paroles et nos actes fraternels.

« L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera.
Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera
Dans le futur du temps et de l’éternité. »
(Charles Péguy)

Christ est ressuscité. Il est avec nous et nous accompagne sur le chemin de la joie éternelle promise par son Père.

Alléluia !