L'éditorial du mois

Pour la gloire de Dieu par David Gabillet, rédacteur en chef

Une fête liturgique est la célébration d’un mystère du salut en Christ. L’Assomption ne déroge pas à ce principe. Elle est une très ancienne fête célébrée à l’origine sous le nom de Marie, Mère de Dieu. « En ce jour, le ciel ouvre son sein pour accueillir la Mère de Celui que l’univers entier ne peut contenir », prie l’Église byzantine chaque 15 août. En Église, nous célébrons toujours Marie en référence à son fils, le Sauveur. En Marie, il s’agit bien de célébrer avant tout le Christ car la fête de ­l’Assomption fait écho à celle de l’Ascension : « L’Immaculée Mère de Dieu a été élevée en son corps et en son âme à la gloire du ciel » (Pie XII) sans subir la « dégradation du tombeau » (préface). Si Marie reste en retrait, et d’innombrables Vierges à l’Enfant la représentent nous désignant son fils, elle collabore éminemment aux merveilles de Dieu. Par son acquiescement à la volonté du Père, par son accueil de l’Esprit Saint, elle a permis au Fils d’assumer notre humanité et par là même de nous rendre capables de recevoir le don que Dieu fait de lui-même. En accueillant ce don dans sa chair, Marie, à la suite du Christ premier ressuscité, est la première-née de l’humanité sauvée. L’Assomption de Marie est promesse de résurrection pour nous qui sommes appelés à être « attentifs aux choses d’en haut pour obtenir de partager sa gloire » (ouverture).

Bel été à tous, dans la lumière de Dieu.