Soyons saints novembre
Bienheureuse Françoise d’Amboise
Toute à Dieu
À la mort de son mari, la duchesse de Bretagne Françoise d’Amboise (1427-1485) résiste à son cousin Louis XI qui veut la remarier. L’influence de Vincent Ferrier, juste canonisé, retentit en Bretagne et Françoise, veuve, sans enfants, veut prolonger ses effets par la promotion de la vie religieuse. Attirée par le monastère des clarisses de Nantes, qu’elle a fondé en 1457, elle renonce à cause de sa santé. La rencontre de Jean Soreth, général des Carmes, l’oriente vers le Carmel. Elle fonde, à la périphérie de Vannes, le premier carmel féminin de France (1463) et y prend elle-même l’habit, avant d’en être élue prieure. La voix de la grande Thérèse se fait entendre dans ses propos : « Que l’amie de Dieu se délaisse soi-même et suive le chemin de Jésus Christ […]. Qu’elle persévère humble et attentive en sa prière et oraison. »
Comme le Fils, n’ayant pas de biens ni de lieu, Françoise a orienté sa vie vers le Père car Dieu seul suffit.
Temps de silence
Fortifiés par la prière de la bienheureuse Françoise d’Amboise, faisons « sur toutes choses, que Dieu soit le mieux aimé » !
Ce mois-ci, à l’écoute de Jean Duns Scot
Le premier Principe des êtres me permet de croire, de goûter et d’exprimer ce qui est agréable à sa majesté et élève nos esprits à sa contemplation.



