Soyons saints juin
Bienheureuse Élisabeth de Schönau
Voir Dieu
Comme beaucoup d’autres femmes du xiie siècle, Élisabeth (v. 1129-1164) entre dans l’enfance au monastère bénédictin de Schönau où elle reste comme oblate. De santé fragile, elle essaie de vivre au mieux selon la règle, malgré des souffrances intérieures autant que physiques. Peu à peu, elle est gratifiée de visions et autres faveurs mystiques qu’elle fait transcrire, entre autres, par son frère Egbert. Ces « œuvres » écrites furent largement diffusées à son époque, plus même que celles d’Hildegarde de Bingen, son aînée avec qui elle correspondait et qui venait lui rendre visite. Une lettre, conservée parmi quinze autres, confirme cette correspondance amicale. Si l’aura d’Hildegarde n’a fait que grandir avec le temps, celle d’Élisabeth, inscrite au martyrologe au xvie siècle, est restée circonscrite à son époque.
« Non pas ma volonté mais la tienne », dit Jésus au Père à Gethsémani, et Élisabeth a persévéré dans la suite du Christ malgré les épreuves.
Temps de silence
Par l’intercession de la bienheureuse Élisabeth de Schönau, demandons à Dieu de ne pas nous décourager dans les moments de doute.
Ce mois-ci, à l’écoute de saint Éphrem le Syrien
Celui qui respire ce parfum s’en trouve épanoui et en oublie son pain. C’est Table du Royaume : Béni qui l’a dressée dedans le Paradis !



