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Il est bon que nous soyons ici !

Le 1 mars 2026

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Il est bon que nous soyons ici !

Christelle Javary

Il y a des événements qui transportent, qui soulèvent, qui font toucher le ciel du bout des doigts : un rassemblement d’Église, une magnifique célébration, un pèlerinage, une veillée de prière, un séjour dans un monastère, la rencontre d’un grand témoin… Autant de temps forts qui restent gravés en mémoire comme des pierres blanches sur le chemin de la foi. De ce point de vue, l’année 2025 aura été particulièrement riche. Au cours du jubilé de l’espérance, nous avons vécu en Église l’émotion du départ du pape François, puis de l’élection de son successeur, Léon XIV. Chacun aura pu participer à la démarche jubilaire dans son diocèse, voire à Rome pour les plus chanceux. Comment ne pas éprouver un pincement au cœur au moment de la fermeture, le 6 janvier dernier, de la porte sainte de la basilique Saint-Pierre ?

Les Apôtres Pierre, Jacques et Jean ont vécu une situation similaire alors que Jésus les avait choisis pour être témoins de sa transfiguration sur une haute montagne. Contempler le Sauveur dans toute sa gloire, rayonnant comme le soleil, resplendissant de lumière, entouré de la garde d’honneur de Moïse et d’Élie, quelle expérience exceptionnelle, que les mots humains peinent à décrire. « Il est bon que nous soyons ici ! », s’exclame Pierre. Et pour retenir la merveilleuse vision, il se propose de dresser trois tentes pour abriter Jésus et ses prestigieux acolytes. Comme autrefois au désert, la tente de la Rencontre signifiait la présence de Dieu au milieu de son peuple. Mais peut-on mettre la main sur un instant d’éternité ?

La gloire et la croix

Pour les Apôtres comme pour nous, il faut descendre de la montagne et retrouver la plaine de l’ordinaire. Parenthèse enchantée, vite refermée ? Non, la Transfiguration dévoile la gloire inexprimable du Fils de Dieu pour préparer ses Apôtres à affronter le scandale de la croix : la défiguration, sur le mont du Calvaire, de l’homme des douleurs entouré de deux malfaiteurs. Pierre, Jacques et Jean reçoivent la grâce de faire en quelque sorte provision d’éblouissement en prévision du jour terrible où les ténèbres couvriront la terre à midi. La Transfiguration annonce la croix et promet la résurrection.

Lorsque la bienheureuse vision se dissipe, il reste l’invitation pressante du Père désignant son Fils bien-aimé : « Écoutez-le ! Il n’y a pas meilleur mot d’ordre au début de ce Carême. Comme Abram (qui ne s’appelle pas encore Abraham) obéit à la parole qui résonne dans son cœur, nous sommes appelés à quitter nos sécurités et notre confort pour nous en remettre à la seule parole du Dieu vivant. Le chemin sera peut-être parfois rude, mais il nous conduit jusqu’au matin de Pâques, où nous contemplerons, « d’un regard purifié » (prière d’ouverture) notre Seigneur ressuscité. n

Découvrez après les lectures de la messe notre suggestion de prière universelle. Ces intentions sont à adapter en fonction de l’actualité et de l’assemblée qui célèbre.

Bonne fête ! Aubin, Albin, Aube, Aubeline, Suitbert

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Le Christ à la mer de Galilée, Circle of Jacopo Tintoretto (Probably Lambert Sustris), Anonymous Artist - Venetian, 1518 or 1519 - 1594. © National Gallery of Art, New-York