RETARD DANS LA DISTRIBUTION DU NUMÉRO DE DÉCEMBRE

Avec la grève de la Poste Canadienne en cours, votre exemplaire de décembre sera probablement livré en retard.
Nous vous proposons de retrouver votre Magnificat en numérique en attendant de recevoir l’exemplaire papier.

 Cliquez ici.

Quel Capharnaüm !

Le 25 janvier 2026

Partager sur :

dimanche 25 janvier

3e dimanche du temps ordinaire

Dimanche de la Parole de Dieu

Journée mondiale des lépreux

L’Appel des disciples,
Domenico Campagnola (1500-1564),
Art Institute, Chicago.

Quel Capharnaüm !

Père Olivier Praud

Puisque Jésus est celui qui vient de Dieu pour le faire connaître, ses pas lui font quitter la tranquillité de Nazareth pour rejoindre cette Galilée des nations où il pourra faire entendre la Bonne Nouvelle : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Pourtant, rien ne le prédispose à s’y rendre. Pays méprisé par les Juifs de son temps, car ayant renoncé aux règles les plus strictes de la Loi au nom de l’ouverture aux cultures qui se bousculent au bord du lac, seul le prophète Isaïe peut oser annoncer que c’est aussi le pays appelé à accueillir le salut de Dieu. Aussi, l’appel lancé par Jésus met en lumière un constat important à entendre encore aujourd’hui. Si le Christ vient à la rencontre des hommes, ce n’est pas pour condamner leur vie, la récuser ou la déclarer sans valeur. Au contraire, il veut leur dévoiler que le Royaume y est déjà à l’œuvre. Il vient pousser l’existence des hommes jusqu’à sa plénitude de vie et de fécondité. La première conversion à opérer est d’abord celle de l’image de Dieu et de son royaume. Dieu ne sauve pas par sélection génétique ou morale, mais par adoption et selon l’ordre de la miséricorde.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! En choisissant ses premiers disciples, Jésus transforme leur situation initiale en convertissant ce qui semblait limité ou perdu en service du Royaume. En les appelant, une lumière crue vient éclairer leur vie pour en révéler la beauté et la valeur. La radicalité de leur réponse en est justement le signe. Des pêcheurs de poissons, un publicain, les simples et les méprisés de son temps. Encore une fois, se découvre la manière d’agir de Dieu, manière qui court dans tout l’Évangile de Matthieu qui va résonner tout au long de l’année : c’est auprès des tout-petits, des gens méprisables que se manifeste le salut. Et cela offre à chacun de nous de rejoindre cette compagnie inattendue, car il y a finalement toujours un reste, une résistance à convertir aussi en nous-mêmes. Pas besoin de dresser la liste de ce « capharnaüm » : vous l’avez déjà trouvée en vous en lisant ces lignes ! Il est peut-être plus difficile encore d’accepter que Jésus se serve de ce qui semble si désolant ou humiliant en nous pour annoncer le salut ; car celui-ci demeure une libération et non une coercition, un pardon et non une condamnation, une grâce et non un contrat.

La Parole est près de toi

Institué par le pape François en 2019, ce 7e dimanche de la Parole de Dieu convoque donc chacun à discerner comment le Royaume est déjà présent dans sa vie. La parole divine s’instille en nous pour y faire sa demeure. Elle vient ainsi dynamiser ces petites conversions du quotidien pour qu’avec le psalmiste il soit possible de demander d’habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie. n

Découvrez après les lectures de la messe notre suggestion de prière universelle. Ces intentions sont à adapter en fonction de l’actualité et de l’assemblée qui célèbre.

Bonne fête ! Ananie, Juventin, Maximin

Partager sur :

Le Christ à la mer de Galilée, Circle of Jacopo Tintoretto (Probably Lambert Sustris), Anonymous Artist - Venetian, 1518 or 1519 - 1594. © National Gallery of Art, New-York