Soyons saints avril
Saint Benoît le More
Humble en toutes choses
Fils d’esclaves africains, affranchi dès sa naissance, Benoît († 1589), surnommé le More, répondait aux moqueries racistes par une souriante maîtrise de lui-même. Il est bouvier en Sicile lorsqu’un ermite l’interpelle : « Que fais-tu là, Benoît ? Vends tes bœufs et viens nous rejoindre. » Ainsi fit-il. Plus tard, il entre chez les franciscains de l’Observance comme frère laïc. À partir de 1567, il vit au couvent Sainte-Marie-de-Jésus, à Palerme, où il est cuisinier pendant onze ans. Bien que fils d’esclaves et illettré, il est choisi par ses frères comme gardien, c’est-à-dire responsable, de cette importante communauté. L’austérité de sa vie, la profondeur de sa science spirituelle édifient tout un chacun. Première personne de couleur à avoir été canonisée, il unissait la contemplation de Marie à l’action de Marthe.
Toute sa vie, saint Benoît le More s’est laissé interpeller par les autres, accueillant avec disponibilité l’appel à la vie religieuse et même la charge de ses frères, signe d’une grande liberté intérieure.
Temps de silence
Par son intercession, supplions Dieu de savoir nourrir notre âme en lui ménageant du temps, de l’espace et du silence dans notre vie.
Ce mois-ci, à l’écoute de Vincent Ferrier
Laissons-nous complètement transformer et transfigurer au point de n’avoir plus d’autre sentiment dans le cœur que le sien, de ne voir, sentir, entendre que Jésus suspendu pour nous à la Croix.