Soyons saints août
Saint Yrieix
Contempler et servir
Fils de la noblesse gallo-romaine limousine, Yrieix (v. 511-591), aussi appelé Aredius, Arey ou Héray, a sans doute été proche du roi Théodebert Ier et de son entourage à la cour de Trèves. Prêtre, il choisit de revenir dans le Limousin pour y vivre en ermite. Il fonde ensuite, sur le domaine familial d’Attanum, un monastère. Selon la coutume de l’époque, Yrieix compose une règle propre dont il puise les éléments chez Cassien, Basile et d’autres abbés. Avec sagesse et équilibre, il donne une juste place à la prière et aux œuvres de charité. Yrieix place son premier monastère sous le patronage de saint Martin de Tours, créant un lien de filiation avec l’abbaye de Ligugé. La réputation de sainteté d’Yrieix attire une foule de pèlerins, créant peu à peu une activité locale à l’origine de la ville de Saint-Yrieix.
Retiré du monde, Yrieix ne s’en est pas extrait par dépit, mais l’a aimé au point de prier jour et nuit pour son salut.
Temps de silence
Avec saint Yrieix, implorons l’Esprit Saint de donner à l’Église de nombreuses vocations contemplatives.
Ce mois-ci, à l’écoute d’Alphonse de Liguori
« Quiconque demande, obtient » (Mt 7, 8). Jésus dit quiconque, soit juste, soit pécheur. L’efficacité de la prière ne vient pas de nos propres mérites, mais de la miséricorde de Dieu, qui a promis d’exaucer quiconque prie.



