Soyons saints septembre
Bienheureux Jean-Nicolas Cordier
Amour et fidélité
Dès 1792, on impose l’exil, la guillotine, ou la déportation à ceux qui refusent de prêter le serment de la Constitution civile du clergé. Jean-Nicolas Cordier (1710-1794), ancien jésuite – la Compagnie a été supprimée en 1773 –, exerce son ministère en Lorraine auprès de moniales. Arrêté en 1793 et malgré son grand âge, il est transféré en avril 1794 sur le Washington, l’un des vaisseaux négriers prévus pour déporter les prêtres vers la Guyane. Ils ne dépasseront pas l’estuaire de la Charente. Entassés par centaines, dans des conditions inhumaines, ces hommes restent prêtres jusqu’au bout, priant et se soutenant mutuellement. Privé de son bréviaire et de sa canne, le père Cordier est raillé et malmené par le capitaine. La propagation du typhus contraint l’équipage à débarquer les malades sur l’île Madame où le père Cordier meurt.
« Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption », a prié Jean-Nicolas dans son bréviaire toute sa vie de prêtre durant, avant de le vivre dans sa chair.
Temps de silence
Par l’intercession du bienheureux Jean-Nicolas Cordier, demandons au Seigneur la grâce d’une bonne mort.
Ce mois-ci, à l’écoute de Mère Teresa
L’Eucharistie dépasse l’entendement. Nous devons l’accepter avec une foi et un amour profonds. Jésus nous a délibérément laissé l’Eucharistie afin que nous n’oubliions pas tout ce qu’il était venu montrer et faire.



