Soyons saints septembre
Saint Pacifique de San Severino
La voie de la souffrance
Surnommé le Job franciscain, Pacifique (1653-1721) est allé de dépouillement en dépouillement, supportant tout avec grande douceur et patience. Orphelin, il a été à la rude école de son oncle maternel qui a forgé son sens de la mortification et de la pénitence. Entré à 17 ans chez les Frères mineurs de stricte observance, il enseigne la philosophie avec enthousiasme dans divers couvents des Marches italiennes, puis se livre à la prédication. Sa parole simple et douce brûle du feu de la charité. Mais sa santé se dégrade. Vers l’âge de 40 ans, il devient boiteux, puis impotent, aveugle et pratiquement sourd. Au couvent de San Severino, son unique service est de souffrir et de prier intensément. À l’évêque de San Severino, il annonce simplement : « Monseigneur, vous irez bientôt au Paradis, et je vous suivrai de peu. »
« Je suis venu allumer un feu sur la terre », a annoncé Jésus, et Pacifique a attisé en lui la flamme de l’amour de Dieu qui rend supportables les épreuves.
Temps de silence
À l’exemple de saint Pacifique de San Severino, invoquons l’Esprit Saint pour qu’il suscite en nous le désir d’habiter intensément notre vie de baptisés là où nous sommes.
Ce mois-ci, à l’écoute de Mère Teresa
La plus terrible maladie en Occident n’est pas la lèpre, c’est de se sentir indésirable, pas aimé et abandonné. Le seul remède à la solitude, au désarroi et au désespoir, c’est l’amour.



